L’île d’Ouessant est depuis le XIXe siècle située en plein milieu d’une zone maritime qui demeure parmi les plus fréquentés au monde, mais aussi les plus dangereuses. Partant de ce constat, au XIXe siècle, il fut décidé en 1857, de doubler l’efficacité du phare du Stiff, qui était le seul phare de l’île à cette époque, en construisant un nouveau phare sur le site de la pointe du Créac’h au nord-ouest de l’île. Sa construction commence en 1859 et s’acheva en 1863.
Cette tour colossale, rayée de noir et de blanc, sera mise en service le 19 décembre 1863. Il sera alors équipé d’une optique de vingt-quatre panneaux. Elle donne un éclat blanc varié d’un éclat rouge et deux éclats blancs pour une identification plus sûre du phare, au milieu des autres phares. La hauteur de l’édifice est de 55 mètres, et près de 75 mètres au dessus du niveau de la mer. Le phare du Créac’h est électrifié pour la première fois en 1888 et renforcé en 1901. C’était une véritable prouesse technologique à l’époque, car il faut rappeler qu’à cette même époque, l’éclairages des villes commençait seulement à ce faire, et au gaz, tandis que les maisons s’éclairaient au pétrole ! Le phare du Créac'h est alors, avec le phare d’Eckmühl, concidéré comme le phare plus puissant du monde.
Puis c’est en 1939, que l’administration décide d’équiper le phare du Créac’h, d’un nouveau feu à arc électrique qui produit une puissance de 500 millions de cadelas ( pour information, une bougie produit une puissance d’un Cadela ! ), ce qui en fait toujours le phare le plus puissant du monde ! Il a une porté de 34 miles nautiques ( soit 63 kms ), et son signal est de deux éclats blancs toutes les 10 secondes.
Depuis 1988, le phare du Créac’h accueille l’unique musée entièrement consacré aux phares. Un musée entièrement consacré à cette aventure humaine que furent, et demeurent, l’éclairage et le balisage de nos côtes françaises.
( Localisaton = Île d'Ouessant )
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